Paris. Dans l’ombre de la ville lumière

Paris.
A Paris, tous mes sens sont en éveils.
La vue, louie, l’odorat, le touché et même le goût.
Quoi qu’il en soit, ce que je vois, n’est pas tous les jours ce que tu crois.
ce que j’entends, n’est pas aussi harmonieux que ce que tu imagines.
les odeurs sont parfois si fortes que j’ai le sentiment de les voir en bouche.
Mes mains touchent des barres de crasses invisibles et dans l’indifférence totale, mes fesses sont touchées par des mains invisibles.

Je ne cesse de dire que j’aime cette ville.
Fière d’etre parisienne.
C’est surtout a cohue, les cris, les bousculades le capharnaüm ambiant qui à envahis mon esprit.
Ca m’empêche surement de penser.
Manque de temps. pas le temps.
Pas le temps de penser à ce que j’aime, à ce qui me plaît vraiment.
Suis je si fière ?
Pas le temps de manger. Heureusement que j’ai un pouce pour le déguster mon repas.

Le temps, l’argent, mon papa, ma maman, mes enfants mes priorités sont bâclées.
Je les combles en essayant d’acheter autre chose que du temps.
Je dis je t’aime en coup de vent, espérant qu’il me rappelle.
Espérant qu il se rappelle… de mon prénom.
Je ne sais plus moi-même car j ai fais la fête pour oublier, pour l’oublier… il m’avait demandé plus temps. plus de temps pour lui, consacré à Nous mais je n’en ai pas.

Tout comme je n’ai pas d’enfants.
Je dis à tout le monde que je n’en ai pas envie mais je n’ai même pas pris le temps d y penser. qu’est ce que ca changerait sérieux ?

A Paris,
A Paris on à tout.
Tout, a condition que ce soit en etat de marche et d’utilisation. que ce soit propre et pas en travaux.
Du coup, on a pas grand chose en vérité.
Par contre ce que nous avons beaucoup, c’est la misère, la pauvreté.
Celle qui se voit, qui ce sent, qui côtoie la richesse des « beaux quartiers ».
J’ignore s’il y’en a plus qu’ailleurs en France,
J’ignore s’il y’en a plus qu’avant mais ca m’inquiète.

J’en ai peur.

Dans l’ombre, quasi inexistants et innexistantes ces clochards, ces clochardes ces sans domiciles, sdf ou vagabonds je les entends.
Je les entends crier, mandier, parler seul(e) souvent. Mon regard croise parfois le siens.
Hésitante.
Je ne sais que dire, que faire que penser.
Je pense que face à la misère nous n’avons et nous n’aurons jamais la bonne attitude.
Je suis méfiante, je l’ignore tout en le regardant du coin de l’oeil priant qu il ne me fasse pas de mal mais ai-je vraiment envie de voir ca, de savoir?
Ma respiration se bloc je sens déjà à des kilomètres qu’il va puer.
Je m’y prépare..
Il m’a vu le regarder.
Je ne sais même pas si un sourire est le bienvenu.
Je sers mon sac. au cas ou.
Il me demande une pièce « pour manger ».
Je donne, je ne donne pas.
Je prend sur moi, je suis gênée, je baisse les yeux, je regarde le sol.
Je ne veux surtout pas croiser son regard, ni le regard des autres passagers.
Vais-je être jugée pour la somme que j’ai donnée, est ce trop pour un « poivrot », est ce assez pour « manger » ?

Je tourne rapidement les talons et reprends ma course frénétique.
Absente.
Je me plains qu’on ne me voit pas, qu’on me rentre dedans mais je ne suis pas là non plus, je suis ailleurs.
Dans un bouillonnement de pensés qui se mélangent.
Je crois que je parle toute seule parfois.
Mon visage traduit les émotions passagères de mon Capharnaüm interieur.
Je souris à rien ni personne.
Je bougonne.
Moi seule sais pour quoi j’mordille ma lèvre du bas en pensant à Lui… oups! gênée.
Peur que l’on sache à quoi je pense, je rougis.
J’ai chaud à force de courir.
Je ballaye la foule du regard et il a fallut que mon regard, innocemment coquin, qu’à crée ma pensée croise le regard pervers d’un mec chelou qui croit que je lui souris à lui, que mon regard lui est destiné et que ma lèvre inférieure entre le dents veux dire quelque chose qui lui est destiné.
En une fraction de seconde mon visage change et exprime « Le dégoût » Une vraie interprétation théâtrale 🎭

Je sors enfin du métro et du monde qui s’y côtoient à coup d’épaules, à coup de sac, de bousculades, d’insultes, d’odeures nausées à bonde, de mains baladeuses et de d’informations erronées, de retards, d’accidents voyageurs (mon œil !), de micros qui disfonctionnement et de contrôleurs qui se prennent pour le FBI… l’air frais me fait du bien, me fait tousser et le bruit des voitures, des clacksons me ramenernt à la réalité. je regarde l’heure. J’ui en retard !

Paris, c’est ca… on cours toujours !

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